Ne rien supporter. On n'approche pas, on ne touche pas, on ne parle pas, même avec vos yeux immondes, ne croyez pas pouvoir un seul de ces jours la voir sans que je le remarque et que cela me blesse. Quels sont vos noms ? Je les connais tous par c½ur, et je les vomis, vous voir et vous savoir me tus, vous voir et vous avoir fais vivre ma raison de vivre, et votre existence, malgré tout ce que je lui trouve de détestable et de repoussant, garanti sa survis et la mienne, mais tout ça va de soit. P'tain fait froid ce soir, une fin d'été pluvieuse s'annonce, une fin d'été synonyme de paradis et d'enfer. Tous vous voir empiler là comme des bêtes à vous battre pour mâcher un peu de sa chaire que vous n'aurez jamais. Non, je l'ai et j'ai faim, et quand je n'aurais plus faim, je l'aurais quand même, et quand bien même la gourmandise venait à me quitter, je la garderai encore, juste pour vous voir crever de jalousie. Ouais ça ressemble à l'enfer, mais c'est pour vous tous ça, moi je vous vois de haut, moi je suis dieu, et je vous vois de haut, et si petits, vous ne ressemblez à rien. Pour moi le paradis vous disais-je, le paradis pour moi, et les bras de Satan pour vous car vous avez péchez, car vous m'avez envié, ou dieu vous en soupçonne, et si je vous soupçonne c'est que j'ai des raisons.
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Pourquoi serais-je jaloux ? Ne suis-je pas celui qui est et restera parfait ? N'ais-je pas tout ce que j'ai toujours voulu, et vous n'êtes vous pas tout ce qui m'a toujours donner envie de ne plus être humain, ne plus avoir à partager ma race avec des êtres si ignobles ? Alors pourquoi jaloux ? Moi ?
Putain de perfection que j'incarne et que je suis, et heureusement, car je ne vois que la perfection pour plaire à une autre perfection si peu difficile soit elle, on ne se mélange pas nous, avec eux. Et si personne ne doit m'écouter, alors je m'écouterai. Et si personne ne doit m'obéir, alors obéit moi. Et si personne ne devait parvenir à me tuer, alors il me tuera. Je suis bien assez pour me suffire à nous. Alors toi, perfection, tu viendra et tu me complétera, moi, perfection, pour me rendre plus parfait que parfait là ou nous seule pouvons vivre, là ou on attends que nous, ou là ou personne ne peux nous attendre, je vais baiser moi et mes mois qui nous hantent si peu, ou bien qui me hantent, et toi aussi, on baisera la ponctualité, et la rigueur, on ira chier la discipline par la fenêtre de notre ciel, et si je m'enfuis, ce n'est pas sur, et si je m'enfuis, et si je parvenais à sortir des capiton, et si nous tous y parvenions je te tuerai, et vous tous aussi car nous sommes les rois, et ma reine est humaine, perfection mais humaine, et l'être humain est fourbe et le fourbe je le pend. Si je parvenais à sortir... Si je n'avais pas perdu espoir... L'un de moi serait il encore à espérer voir couler votre sang, ou au moins voir le ciel pour celui là ou l'autre... Moi ce que je veux, c'est respirer un air qui ne soit pas déjà passer par mes poumons. Moi ce que je veux, c'est voir un centimètre de mur qui n'ai pas déjà était hantait par ma soif d'être libre. Moi ce que je veux aujourd'hui, c'est mourir, car être différent aujourd'hui je le sais, ne mène qu'a cela. Mais ne pas l'être nous laisse sur un chemin qui de toutes façons, ne s'achève que quand on ne peux plus s'en rendre compte...
D'toutes façons on va tous crever! - Miguel -